Pèlerinage à Lourdes
Près de 400 pèlerins sont partis du 25 juillet au 1er août 2026
Témoignages :
Marie-Evelyne :
C’est avec un cœur rempli de joie, d’espérance et de reconnaissance que j’envoie ce message. Ce pèlerinage a été bien plus qu’un voyage : ce fut une véritable rencontre avec Dieu, avec la Vierge Marie et avec des frères et sœurs. Nous avons partagé des instants intenses de prière, de recueillement, de fraternité et de convivialité. Les échanges, les sourires, les chants et les témoignages ont renforcé nos liens et nous ont rappelé que, malgré nos différences, nous formons une seule et même famille. Merci au diocèse de Mans et plus particulièrement à la Pastorale des Migrants du Mans de m’avoir inclue dans cette aventure, pour son accompagnement et pour tout le travail accompli afin de rendre ce pèlerinage possible. Que le Seigneur bénisse chacune des personnes qui ont contribué à cette magnifique expérience.
« Là où règnent l’amour et la fraternité, Dieu est présent. »
Mireille
Je tiens juste à faire un petit témoignage de mon expérience à Lourdes. J’y ai vécu de très belles choses. Je suis passée d’émotion en émotion. J’avais toujours entendu parler de sœur Bernadette… mais je ne connaissais pas vraiment son histoire. Marcher sur ses pas, visiter la maison dans laquelle elle née, découvrir sa famille, visiter l’église dans laquelle elle a été baptisé m’a remplie d’émotions. J’ai vu de mes yeux la Grotte que je voyais jusqu’ici à la télé. Je n’arrivais pas à y croire. J’ai vécu le chemin de croix… qui m’a fait traverser différentes d’émotions (j’étais très contente de le faire enfin, de vivre ce que le Christ a traversé et en même temps ça me déchirait de voir à quel point il a souffert pour nous. Sa rencontre avec Marie sa mère a été difficile pour moi en tant que mère…) Je ne pourrais pas raconter toutes les belles choses que j’ai vécu car ce sont des moments que je souhaite à tout chrétien de vivre. Pour finir je dirais que je suis partie à Lourdes déjà chrétienne mais je suis repartie remplie de foi et de connaissances. Je continuerai à faire du bien et ce sera ma façon de remercier le Seigneur pour sa Bonté. Que le Seigneur continue de nous bénir.
Guilaine
Sur les pas de Bernadette, en duo avec ma fille. Je souhaiterais vous témoigner de mon pèlerinage à Lourdes qui vient de s’achever. D’une part pour exprimer toute ma gratitude, mais également pour susciter l’envie de franchir le pas à d’autres, pour qui comme pour moi, envisager ce voyage serait, à première vue, du domaine de l’impossible.
Deux années se sont écoulées depuis mes premiers pas vers Marie dans les souliers tous neufs de mon baptême. Ce 17 janvier 2026, Amandine a reçu ce sacrement à son tour. Un jour de janvier tout particulier, celui de l’anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie à des enfants de Pontmain. Vint ensuite sa première communion, après laquelle Amandine m’exprima son envie d’aller à Lourdes. Je pensais cela inenvisageable, ma fille présentant un trouble de l’autisme. Mais la Providence vint toquer à ma porte par un message de ma marraine, Marie-Liesse, nous invitant toutes les deux à rejoindre un groupe formé par Fiacre-Bernard, aumônier à l’EPSM de la Sarthe. En effet, ce dernier a constitué une petite équipe de pèlerins qui ont côtoyé, de près ou de loin, ce lieu de soins, mais aussi, pour certains, le Secours Catholique. Cette envie a été propulsée grâce au don d’un généreux mécène resté discret. Les Amis de Lourdes ont prolongé ce cadeau en nous offrant le financement pour voyager dans le car du pèlerinage diocésain. En amont, le pèlerinage est lancé par des rencontres et des dîners entre différents participants et le Père Paul. Quel challenge, quelle audace ! J’avais quelques résistances et appréhensions pour concrétiser ce voyage ; résistances liées à la canicule qui accablait de manière significative l’état de santé de ma fille. Ainsi, il m’a été proposé de loger dans un studio doté d’une climatisation pour permettre à Amandine de se reposer et de prendre les petits déjeuners tranquillement, à son rythme. Tout a été adapté et construit grâce à l’enthousiasme et l’investissement de Fiacre-Bernard et à Sylvie Flurin du service des pèlerinages. En outre, je me dois de remercier les responsables de la Cité Saint-Pierre et le Secours Catholique.
C’est ainsi que le lundi 27 juillet 2026, nous sommes assises dans le car avec les autres pèlerins, direction Lourdes. Amandine a le visage fermé, agitée et en larmes et moi, pas vraiment rassurée. Amandine s’apaise en même temps nous nous rapprochons de la destination. Ma grande surprise arrive après le visionnage du film « Bernadette » de Jean Delannoy, quand Amandine s’ écrie : « Maman, c’est le plus beau jour de ma vie ! »
Le lendemain, au sanctuaire, ma fille répétera ces mots pour la seconde fois de sa vie, dans un rire éclaboussé d’eau et de joie. Les jours suivants tout devient plus limpide, des petites victoires balisent notre pèlerinage. Les échanges d’Amandine avec les 13 autres membres de notre groupe construisent sa foi et renouvellent la mienne. Cependant, Amandine a, tout comme Bernadette, ses petites montagnes à gravir. Je l’aide… parfois je tombe avec elle. Mais Marie est là, cachée dans la roche qu’Amandine vient caresser. Marie tient sa promesse… C’est elle qui vient me visiter et sonder mon cœur. Marie se cache partout … dans les yeux des prêtres, sœurs, diacres mais aussi dans les gestes des hospitaliers, dans le cœur des malades qui connaissent trop bien les épreuves qu’Amandine traverse. Il y a aussi cette jeune femme italienne promenant un enfant dans une poussette qu’Amandine ne semble pas regarder et bouscule. Je lui présente mes excuses… elle me répond, dans un sourire empathique et rassurant, que sa sœur est comme ma fille. Elle sourit, reconnaît mon silence.
Le pèlerinage poursuit sa montée vers Marie. Amandine a toujours de petites montagnes mais la pente semble plus douce. Alternance de rires et de larmes, toujours dans l’instant, souvent dans l’émerveillement. Amandine semble attirée comme un aimant à la grotte comme à tout ce qui brille dans les boutiques ; de l’or des médailles au rouge des Vierges en résine. Des passants se retournent et sourient en entendant Amandine chanter à tue-tête le refrain d’une chanson pop à la mode : » Si on affrontait ce qui nous retient, si on laissait derrière notre chagrin « . Amandine se sent investie d’une responsabilité toute particulière lorsque nous invitons notre petit groupe à manger des glaces dans notre studio au frais lors de ce jour de mardi, caniculaire. Les liens se resserrent, deviennent doux et authentiques… Amandine improvisera ensuite des promenades avec une participante dans les collines de la Cité Saint-Pierre.
Puis c’est l’envol : nous retrouvons notre grotte une dernière fois. Je lâche enfin prise en réalisant qu’il m’est impossible d’arracher à ma fille toutes ses souffrances et de les faire miennes. C’est douloureux …. Mais en donnant la vie, je dois accepter aussi tout cela. Face à cette cruelle réalité, Marie m’enveloppe inlassablement dans sa tendresse. Elle ne m’abandonne pas. Ma Maman du ciel est aussi sa maman. Elle devient les pulsations de mon cœur et la petite voix qui murmure en secret à Amandine » Vole, mais vole mon enfant, je serai ton vent ! » Puis sur le voyage du retour, Amandine est triste… Triste de quitter la grotte de Marie, les collines de la Cité Saint-Pierre et les pèlerins avec qui elle s’est liée d’affection. Je lui promets qu’un jour, nous reviendrons toucher la grotte et boire à sa source… Marie nous y invitera, inlassablement, éternellement.


