Le séminaire Saint-Jean, à Nantes, se réforme

Rénovation en cours au séminaire

Que se passe-t-il au 18 rue de la Gourmette ? C’est cette interrogation qui s’est fait entendre de la part des voisins du séminaire quand ils ont vu cet immense panneau se dresser au-dessus du mur. Depuis le mois de septembre 2020, les riverains voient passer sous leurs fenêtres une noria de camions de chantiers et d’utilitaires d’artisans de différents métiers. Le bâtiment du séminaire est en cours de profonde restructuration : tout l’aménagement intérieur des trois étages sur la moitié du bâtiment est en train d’être entièrement refait. L’ensemble des travaux est prévu pour durer pratiquement deux ans. Une première tranche a été livrée à la fin du mois d’août 2021. La deuxième qui est en cours devrait se terminer en Juin prochain.

Pourquoi de tels travaux ? Plus qu’une simple restructuration du bâtiment, il s’agit de mettre en œuvre une profonde réforme de la formation des futurs prêtres des diocèses des Pays de la Loire. Cette réforme a été réfléchie depuis plusieurs années en rapport avec les nouvelles directives de la congrégation pour le Clergé qui est chargée de veiller sur la pédagogie de la formation dispensée dans les séminaires1.

Devant les changements de la société et l’évolution des profils des jeunes frappant à la porte du séminaire, il était nécessaire de penser leur formation à frais nouveau. La formation repose toujours sur les mêmes quatre piliers : humain, spirituel, pastoral et intellectuel. Cependant une insistance particulière est introduite sur la dimension humaine de la formation car elle est le pivot sur lequel toutes les autres viennent s’appuyer : « Tout au long de la formation sacerdotale, on n’insistera jamais assez sur l’importance de la formation humaine. La sainteté d’un prêtre, en effet, dépend en grande partie de l’authenticité et de la maturité de l’humanité sur laquelle elle se greffe. »2

Le réaménagement des espaces intérieurs a donc été réfléchi pour mettre en œuvre une nouvelle forme de vie communautaire : les séminaristes sont regroupés par petites fraternités de 6 dans lesquelles ils reçoivent un peu plus d’autonomie pour prendre en charge leur quotidien (cuisine, ménage, lessive, gestion d’un budget nourriture). Cela oblige chacun à s’impliquer personnellement dans une relation fraternelle concrète grâce à laquelle il peut apprendre à mieux se connaître et à travailler sur différentes aspérités de son tempérament ou de sa personnalité. La vie fraternelle est la meilleure école pour préparer de futurs pasteurs à vivre dans la fraternité avec les paroissiens vers lesquels ils seront envoyés. Cette nouvelle organisation n’en est qu’à ses balbutiements puisque les séminaristes n’en bénéficient que depuis la rentrée de septembre dernier. C’est une nouvelle aventure qui commence pour le séminaire Saint-Jean.

Père Denis Bourget,
Supérieur du séminaire Saint-Jean

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