Comment l’Eglise accompagne les enfants vers Dieu ?

Pour la plupart, il est inutile de chercher le chemin pour avancer sur les pas du Christ, à la rencontre de Dieu le Père. Il est là, dès la naissance, par le baptême. Au début c’est une terre vierge qui est à arpenter et il faut apprendre à ne pas le quitter…

Or, il faut admettre que je ne peux pas en avoir conscience durant mes premières années de vie. Papa et maman s’occupent de tout et je n’ai qu’à profiter et me laisser bercer. Oui ! Mais papa et maman pensaient-ils en me baptisant qu’il fallait aussi me préparer à m’engager sur ce chemin où ils m’ont déposé ? Ils s’affairent dans tous les sens pour subvenir aux moindres de mes besoins, ou alors mes désirs à moins que ce ne soit pour mes caprices. Bref, ils font tout ce qu’ils peuvent pour mon bien et mon bonheur, sauf que dans le tumulte de la vie, ils en oublient une partie.

L’éveil à la foi

Papa et maman ont laissé de côté cette partie, qui est la « spiritualité », car c’est la plus discrète et le monde qui les bouscule s’ingénie à la masquer. Pourtant ils n’ont pas lésiné sur la fête quand ils m’ont présenté à Dieu et donné ce prénom qui me rend unique à ses yeux. Oui, je suis tout aussi unique pour mes parents qui m’ont engendré que pour mon Père céleste, Dieu, mon créateur. J’aimerais bien qu’ils m’aident à découvrir tout ça.

S’ils n’en ont pas le temps ni la disponibilité d’esprit, ils pourraient me laisser aller avec mes copains et copines dans ces petites rencontres au presbytère. J’apprendrai à faire mes premiers pas sur ce chemin ; je ne sais pas où il mène mais pour commencer il est tout plat, l’herbe est douce et je m’y sens bien. J’aime en parler avec maman et papa ; ils écoutent et peut-être se rappellent-ils de leurs premiers pas ?

J’ai appris que sur ce chemin, Dieu notre père à tous, nous a envoyé son Fils unique Jésus pour nous guider. Et Lui aussi vient avec sa maman qui s’appelle Marie. Elle est belle et elle est douce. C’est tout plein d’amour et j’aime ça.

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Le catéchisme

J’ai appris aussi une prière, le « Notre Père » et j’aimerais savoir pourquoi. Maintenant, à 9 ans, je suis grand et je veux comprendre. Ce n’est pas pareil qu’à l’école et j’ai l’impression qu’on ne parle pas de la même chose.

La création du monde, le premier homme, c’est bizarre ; et puis tous ceux qui ont suivi avec les bergers qui deviennent souverains et les rois qui ont tout perdu… Dans toutes ces histoires, je me rends compte que tous ces gens marchaient sur le même chemin que moi mais ce n’est plus comme au début. Il y a des embûches, de faux chemins, des zones d’ombres mais la lumière est toujours là à l’horizon. Ce n’est pas comme le soleil qui s’éloigne à chaque fois qu’on avance, cette lumière grandit tant que je marche sur le chemin.

Que l’histoire soit belle ou triste, tous agissent en fonction de Dieu. Il est là pour guider ceux qui veulent aller à Lui et punir les méchants qui essayent de perdre les gentils. Quand ces méchants pensent avoir gagné, alors Dieu se met en colère. Mais je ne comprends pas pourquoi, même dans ses colères, il y a autant d’amour. La désobéissance d’Adam et Ève, l’arche de Noé, le peuple hébreux libéré et laissé 40 ans dans le désert, et plein d’autres choses où Dieu se fâche et leur remontre à nouveau le chemin. Jusqu’au moment où il a envoyé son fils unique, Jésus, pour sauver l’humanité. C’est terrible cette histoire !

Pourtant j’apprends que l’histoire de Jésus se poursuit et encore une fois tout en amour. Le dimanche, à la messe, il s’offre à moi pour me donner la force de rester sur le chemin. C’est comme un grand frère qui veut me guider et me protéger. C’est pour marcher avec Lui que je me prépare à recevoir ce qu’on appelle la première communion.

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L’aumônerie

Quand je vais à la messe, je communie et je fais comme tout le monde ; je connais des prières que je dis de temps en temps. C’est bien et pourtant ça me chiffonne. Quand je passe mon temps avec mes potes ou ma copine, j’ai l’impression d’être seul, que j’oublie quelque chose ou plutôt quelqu’un.

Je suis ado et je n’ose plus en parler et encore moins avouer que j’aimerais recevoir des conseils d’un prêtre. Et si j’étais tout bêtement en train de devenir comme tous ceux que j’ai vus à chaque sombre épisode de la Bible, à tourner le dos à Dieu ? Et mon chemin ! Suis-je toujours dessus ? Ce qui est sûr, c’est que cette lumière que j’avais découverte n’est plus aussi brillante que lorsque j’étais enfant. Il y a un choix à faire : laisser mon esprit se déliter au gré de mes amusements ou me faire d’autres amis avec qui je pourrais parler et retrouver mon chemin.

Je parle encore de mon chemin mais je m’aperçois que mes nouveaux amis empruntent le même. En fait, nous avançons tous ensembles sur la même route. Si Jésus reste notre guide, Il fait mieux que simplement nous donner la main, Il nous envoie l’Esprit Saint qui nous unit et nous porte plus qu’Il nous laisse marcher. Et dire que c’est une expérience à côté de laquelle j’ai failli passer. D’autant plus qu’il y a tant de choses encore à découvrir et d’engagements que je pourrais prendre sans pour autant devenir moine ou curé mais être chrétien tout simplement.

Image par miantos de Pixabay

Questions ? Réponses !

A chaque âge, l’enfant se pose une multitude de questions. Il n’est pas toujours facile d’y répondre et en grandissant, il veut devenir de plus en plus autonome dans sa quête. Pour seconder les parents, la communauté chrétienne s’est organisée afin d’apporter les réponses et un enseignement adapté à chaque tranche d’âge.

Tout commence par le sacrement du Baptême où les parents permettent à l’enfant de prendre naissance à la vie chrétienne. Viennent ensuite les premiers pas qui se feront lors des réunions de l’éveil à la foi. Les petits enfants y découvriront de façon ludique le sens de leur baptême et le chemin à emprunter pour rester auprès de Dieu. Ils apprendront également la prière que Jésus nous a transmise et qui est l’enseignement de base de tout chrétien, le « Notre Père ».

A partir du CE2, c’est-à-dire environ 8 ans, l’enfant commence le catéchisme. Il y recevra un enseignement qui lui permettra de comprendre ce que signifie être chrétien. Un enfant non baptisé peut suivre cet enseignement pour recevoir le baptême, le premier sacrement et la porte d’entrée à la vie de chrétien. En deuxième année de catéchisme, il pourra choisir de recevoir le sacrement de l’Eucharistie, plus communément appelé la première communion.

Durant l’adolescence, la démarche est différente puisque c’est surtout entre eux que les jeunes vont poursuivre leur apprentissage. Les encadrants adultes de l’aumônerie sont là pour répondre à leurs questions et les guider dans l’approfondissement de leur foi. Ils se préparent à un choix adulte, libre et responsable, celui de recevoir le sacrement de la Confirmation.

En ayant reçu ces trois sacrements de l’initiation chrétienne, ils entrent dans le mystère du Christ mort et ressuscité. Ils deviennent les témoins du Christ et seront à même de participer à la vie de la communauté chrétienne et guider les plus jeunes, comme eux-mêmes l’ont été.

Vous trouverez les contacts pour un renseignement ou une inscription sur la page du site de l’ensemble paroissial de Connerré en suivant le lien

Article réalisé par Thierry MATHIEU
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