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Janvier 2022

Culture de vie 

 

 

 

Culture de vie : la vie, dès son premier instant, est à protéger

Mercredi 12 janvier 2022

Avec
Laetitia Poirrier 
Xavier Delaunay & Marie Roquebert-Delaunay
Docteur Vincent Flurin

On est fait pour la vie. D’abord c’est l’émerveillement face à toute vie, quelle que soit les conditions dans lesquelles elle apparaît ; cette capacité à s’émerveiller, à accueillir, avoir une bénédiction dans toute vie quelle que soit sa fragilité. 
Il y a un enjeu majeur aujourd’hui, je suis moi-même meurtri par le fait que beaucoup de nos contemporains pour x raisons ne savent plus forcément sociétalement, globalement ce qu’est un être humain. C’est ça la question et l’Eglise (pas seulement l’Eglise mais des tas d’hommes et de femmes) à la lumière de l’Ecriture, à la lumière de sa propre réflexion croit que toute vie est respectable, infiniment respectable depuis le premier instant jusqu’à son dernier moment, mais aussi dans toutes ses conditions.
Parce que cette culture de la vie s’applique bien sûr à la vie naissante ou la vie attendue, cette culture de vie s’applique aux personnes âgées qui sont ou pas âgées mais qui sont en fin de vie ; elle s’applique aussi à notre regard sur le voisin celui que je ne connais pas
, sur tous, et là, il y a un enjeu majeur.

Vous connaissez bien le contexte aujourd’hui entre autre autour de la question de l’avortement et les lois qui sont en phase d’être votées, je pense que beaucoup au fond n’ont pas les moyens du travail de compréhension de ce qu’est la vie.

Alors le vrai sujet c’est comment travailler à ce que l’ensemble de nos contemporains se réconcilient avec la fragilité humaine, avec leur propre misère, et ce qui me frappe dans les témoignages c’est que le rôle aussi de l’Eglise et de chacun de nous ce n’est pas simplement d’accueillir la vie mais c’est de remettre la vie là où il y eu la mort.C’est de donner la vie même là où des vies ont été brisées de différentes manière, et je pense que l’enjeu majeur c’est ce combat pour la vie, ce regard sur la vie qui doit habiter toute notre propre existence : Il est dans l’accueil des gens, il est dans le regard sur les gens, il est dans notre compréhension de ce qu’est l »‘être humain. et vous savez bien qu’aujourd’hui il n’y a pas un accord des penseurs sur ce qu’est une personne humaine.

Le danger, ce qui me blesse le plus aujourd’hui c’est quand la tentation que nous avons tous de prétendre nous définir c’est moi qui dit quand quelqu’un est viable ou pas viable, c’est moi qui décide quand quelqu’un est digne de vivre ou de ne pas vivre, digne d’être accueillis ou pas accueilli.

Vous savez Jésus est descendu des enfers, il a remonté l’humanité et donc la puissance de sa bonté – de sa miséricorde – de sa vie – va bien au delà de la misère humaine et même du péché des hommes et ça je le crois fondamentalement.

Quand on parle de la vie nous parlons aussi de la vie du Christ mort et ressuscité et de la vie éternelle.

Donc je voudrais qu’on ait une culture de vie mais qui englobe, qui a un regard global dans lequel nous devons entrer nous mêmes. Sur les enjeux éthiques ou sociétaux comment pouvons-nous faire réfléchir nos contemporains, dire aussi ce que nous pensons. Certains font le choix et c’est un moyen il est légitime de manifester mais je pense que l’enjeu va au delà, c’est comment je me comporte moi même dans ma vie quotidienne ?

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