« Zoomons sur l’actu avec Mgr Le Saux et ses invités »

Canonisation
de
Charles de Foucauld

Avec
père Emmanuel D’Andigné
Jean-Paul et Monique Baubry
père Grégoire Cador

« Il y a peut-être trois points qui me fascinent, me touchent : cette volonté de rejoindre le Christ à la dernière place. Je pense que cela a réveillé quelque chose en moi cette figure de Charles de Foucauld sur Dieu qui se fait le dernier pour nous rejoindre tous. L’autre chose j’imagine toujours Charles de Foucauld dans son oratoire passant des nuits devant le Saint Sacrement et priant pour l’humanité toute entière.

« Frère de tous » et aujourd’hui je pense à chaque fois qu’il y a une canonisation, une béatification je me dis pourquoi Dieu permet qu’elle soit maintenant et pas 10 ans ou pas 40 ans plus tôt.Mais c’est parce que je pense il y a aujourd’hui un enjeu sur la question de la fraternité comme seule réponse au chaos mondial auquel on peut être. Tous frères et là je suis très attiré par cela très touché chez Charles de Foucauld.

L’autre point au fond il a voulu suivre le Christ il a eu des idées de fondation cela n’a jamais abouti en réalité. Il meurt tué par des bandits c’est même pas glorieux comme un accident assassiné par des bandits qui passent, inconnu de tous au fin fond d’un désert c’est vraiment l’antithèse du succès et pourtant on va voir la fécondité on le dit, la preuve nous sommes là, et donc l’authenticité d’une vie évangélique c’est ça qui porte fécondité.

Alors que dans un monde aujourd’hui où nous sommes est très tenté de mesurer les choses au succès ; c’est une tentation que l’on peut avoir aussi en interne alors moi je suis content quand la cathédrale et pleine c’est clair mais je sais que ça ne veut pas dire grand chose au fond. Et donc là je pense qu’il y a sans doute on n’a pas fini de prendre la mesure pourquoi Dieu permet qu’il soit canonisé maintenant.Parce qu’il a quelque chose à dire maintenant à notre situation actuelle. C’est vrai pour les autres c’est vrai pour lui.

Voilà ce que je peux en dire et donc j’invite à une grande attention à cet événement d’ailleurs on voit bien beaucoup de gens que je connais quel que soit d’ailleurs leur style sont très attirées par Charles de Foucauld et des gens très divers c’est significatif ! C’est pas le saint d’une école si je puis dire ou d’une tendance.Il parle au coeur parcequ’il y a chez lui quelque chose de très moderne de très progressiste mais aussi de très classique mais parce qu’au fond je crois que l’évangile n’est ni moderne ni classique, l’évangile est l’évangile c’est tout !

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Rencontre Terre d’espérance

Avec
père Antoine Clément
père Marie-Benoît Bastier

Retour sur la rencontre Terre d’Espérance, 22 & 23 & 24 avril 2022 à Châteauneuf-de-Galaure

Lors d’une rencontre sur la question de la présence de l’Eglise dans le monde rural, les inquiétudes à venir avec parfois le sentiment d’un grand désert, Mgr Le Saux assiste à un phénomène inattendu : les évêques ont commencé à raconter les petites initiatives qui se faisaient dans de petits villages « et j’ai vu la joie que ça procurait. » Au lieu de se lamenter sur le fait qu’il y ait moins de prêtre, plein d’idées ont germé. Certaines méritent d’être vérifiées ou voir qu’elles fruits elles porteront dans le temps. Lors d’une autre rencontre autour de l’écologie, d’une agriculture plus saine, il est alors évident qu’ils faut faire une jonction entre tous ces gens, il faut les mettre ensemble. Ces chrétiens ont des approches et des questions diverses. C’est le cri des pauvres, le cri de la création. Il y a un vrai appel de Dieu, un vrai cri.
« Quelque chose de la mission se joue dans le rural (…) Il ne faut pas que les rats des villes viennent dire aux rats des champs comment ils doivent faire. Mais peut-être que le rat des champs a quelque chose à dire au rat des villes. »

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Comment êtes-vous devenus chrétiens ?

Avec
Hélène Rogowski
Antonio et Delphine Morais
Audrey Coupeau

Dieu s’occupe de nous ! Le Seigneur nous connait tous ! le pape François dit que le fait d’être chrétien n’est pas l’adhésion à une idéologie ou à des valeurs mais c’est la rencontre avec un évènement, une personne qui donne son sens ultime à la vie.
Cet évènement c’est la mort et la résurrection du Seigneur, l’Ascension et la Pentecôte. On rencontre cet évènement à la messe. Lorsqu’on est baptisé on est plongé dans cette vie du Christ qui donne son orientation à notre vie.
La rencontre d’une personne c’est Jésus qui est vivant au milieu de nous aujourd’hui.

Que tous les baptisés puissent faire cette expérience ou la refaire. Dieu vient nous rejoindre dans des situations très diverses. Tout baptisé est un disciple missionnaire, c’est la nature même de cette expérience, de cette joie.

Que tous puisse goûter la joie d’être aimé de Dieu.

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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La solitude

Avec
Anne-Sophie Hébert,
Joël Bruneau,
Antonio Lopez

La solitude peut être mortifère, destructrice et en même temps elle peut être le lieu où nous devons être rejoins.
Il y a une solitude inadmissible et il y a un mystère de chacun d’entre nous où nous devons nous retrouver avec nous-même et pour les croyants, en face de Dieu, nous devons entendre quelque chose.
Cette solitude où Dieu nous parle n’est viable que si nous ne sommes pas seuls. C’est paradoxal.

Sans la fraternité il n’est pas possible de vivre. Dans sa Passion, le Christ entre dans la solitude humaine pour justement briser les murs de l’indifférence.
Alors laissons-nous rejoindre…

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Astree : 07 68 11 09 95 – lemans@astree.asso.fr
Secours Catholique de la Sarthe : 02 43 16 05 50 – sarthe@secours-catholique.org
Petits frères des pauvres : 07 84 90 33 85 –
02 40 68 96 96 – lemans@petitsfreresdespauvres.fr

Semaine sainte 2022

Avec
Mère Claire de Sacilly,
Emilie Longchambon

La semaine sainte c’est la semaine de l’année !

Nous vivons une longue liturgie. C’est une seule même liturgie pendant le triduum pascal (du jeudi saint au matin du dimanche de Pâques).

Le mystère du Salut est rendu présent.

Le jeudi saint qui institue l’Eucharistie, la liturgie dit « Jésus prit du pain aujourd’hui », aujourd’hui cela signifie la puissance de l’action de Dieu, la puissance de sa grâce pendant la semaine sainte.

Chaque année nous entendons les mêmes textes, les mêmes oraisons, le même exultet dans la nuit de Pâques… pour entrer toujours plus dans le mystère même de l’amour infini de Dieu pour l’humanité, le mystère même du Salut.

Nous sommes contemporains du mystère du Salut qui est effectif et efficace.

Ouvrons nos cœurs pour que Dieu agisse en nous.

Laissons nos blessures, nos péchés être repris dans sa miséricorde et sa puissance. Demandons cette vie nouvelle.

Lors de la vigile pascale on baptise des adultes et chaque chrétien renouvelle les promesses de son baptême.

Adhérons de manière nouvelle au don de notre baptême. C’est pour cela que l’on se confesse pendant la semaine sainte ; car nous voulons accueillir de manière plus radicale la vie nouvelle dans le Christ.

Pendant la semaine sainte nous accompagnons Jésus dans sa Passion.
Prions pour toute l’humanité (croyants – non croyants – ceux qui ne connaissent pas Dieu – nos politiques…)
A notre époque il y a quelquechose de plus urgent à supplier que se manifeste le salut accordé dans le Christ pour tout être humain.

Faisons des choix symboliques qui rappellent quelle semaine nous vivons.

Changeons de rythme pour laisser un espace au Seigneur afin qu’Il agisse. C’est le cœur même de la foi qui doit nous saisir.

Que nous goûtions l’infini joie d’être aimé de Dieu.

C’est parce que nous sommes aimés que nous nous convertissons.

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Retour sur la visite pastorale de Mgr Le Saux dans le secteur sud du Mans

Avec
Monique
Christophe Chollet
Richard Fournier

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Temps de mémoire et de prière pour les personnes victimes d’abus dans l’Eglise

Dimanche 20 mars 2022

Avec
Bernard de Chasteigner
Isabelle Sureau

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Futurs mariés

mardi 8 mars 2022

Avec
Léa
le père Benoît Pierre
Fanny Richard

Aimer c’est un élan, un sentiment, quelque chose de mystérieux. J’aime l’autre, pourquoi aimons-nous l’autre ? Mais ce n’est pas seulement ça aimer, c’est aussi une décision de la liberté : je choisi d’aimer. Se préparer au mariage c’est apprendre à exercer ce choix en se disant : « là il m’énerve mais je choisi d’aller au-delà de ce qui m’est difficile en ce moment ».

Nous apprenons à aimer toute la vie et donc la préparation au mariage c’est enclencher un chemin où nous aimons, où nous choisissons d’aimer et où nous apprenons tout au long de notre existence à aimer.
Il s’agit bien pour nous de proposer, et la demande des couples qui sont là c’est de recevoir le sacrement du mariage. C’est donner sa place au Christ, Jésus, dans cet amour.  Nous y reconnaissons la source d’un amour, mais aussi une école pour apprendre à aimer.

Être marié chrétiennement c’est aussi une mission. Quand nous regardons ceux qui ont reçu ce sacrement, qui se sont donnés l’un à l’autre, nous devons comprendre quelque chose du mystère de l’amour de Dieu pour l’humanité : la façon dont ils s’aiment, dont ils sont fidèles, dont ils se pardonnent, dont ils se portent… Les couples ont une mission. Ils ne s’aiment pas que pour eux-mêmes et cela se reçoit dans un sacrement.

Notre souci est de permettre à chacun de comprendre qu’il est aimé lui-même par Dieu, qu’il goûte quelque chose de de la présence du Seigneur. Lors de la célébration nous avons écouté la parole de Dieu. Nous pensons que quand nous lisons l’écriture, l’Évangile dans l’assemblée, Dieu nous parle et que nous appelons la bénédiction de Dieu sur l’amour de ces personnes.

Je souhaite à chacun que le mariage soit un chemin pour comprendre et expérimenter un amour qui vient d’au-delà de nous-mêmes, plus grand que nous-mêmes. Cette journée y contribue et nous sommes entrés dans le carême, c’est pour accueillir de manière renouvelée, à l’infini, la bonté de Dieu dans nos vies.

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Qu’est-ce que le carême ?

mercredi 2 mars 2022

Avec
Florence Gremaud
Elisabeth Gac

Le carême c’est 40 jours avant Pâques. Nous nous préparons à célébrer la mort et la résurrection du Seigneur lors de la semaine sainte et à Pâques.
C’est aussi la mémoire des 40 années du peuple d’Israël dans le désert avant d’entrer dans la Terre Promise et aussi la mémoire des 40 jours du Christ passés au désert.

Nous sommes invités à remettre notre vie devant la miséricorde de Dieu à nous convertir c’est-à-dire : SE LAISSER AIMER pour aimer ensuite ceux qui sont sur notre route.

C’est un temps de conversion qui passe par des actes concrets : La prière (dialogue plus radical et profond avec le Seigneur) – le jeûne (marquer notre corps d’un manque ca l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu) – le partage (la foi qui nous ouvre à la charité ; prendre de ce que nous avons pour le donner à ceux qui en ont besoin).

C’est un temps où nous entourons nos catéchumènes qui arrivent à la dernière étape de leur préparation : ils vont vivre les scrutins et seront appelés à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne.

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Qu’est-ce que le pèlerinage diocésain à Lourdes ?

Jeudi 10 février 2022

Avec
Sylvie Flurin
Camille Liget
père Philippe Chérel

À Lourdes nous touchons quelque chose de la vérité de l’Eglise. Je suis toujours impressionné par les gens devant la grotte, quels que soient les conditions, les pays, les âges et les styles, il y a quelque chose qui tombe ; une espèce de mondanité qui tombe. C’est peut-être lié à la figure de Bernadette ?
Il y a chez Bernadette une humilité et une simplicité qui fait qu’elle a pu accueillir pleinement avec une espèce de pureté la présence de la Vierge Marie.
Je rêve que tous les chrétiens du diocèse aient été au moins une fois à Lourdes.

C’est l’un de ces lieux où le ciel s’est ouvert et ne s’est jamais refermé. C’est parce que nous sommes une religion de l’incarnation, Dieu s’est fait homme, Il est né dans un lieu précis. Il choisit des lieux ! Alors pourquoi Lourdes au fin fond des Pyrénées ? Ce n’est pas très évident… Le Seigneur aime bien les lieux non évidents. Comme dans nos vies d’ailleurs, Il choisit des gens inattendus, c’est à dire vous et moi, nous tous. C’est un de ces lieux où nous recevons la grâce, que ce soit dans notre pays en France ou ailleurs, il y a d’autres lieux où la Vierge Marie est apparue.

Ce choix est une forme d’effort parce qu’on prend toujours le risque de la rencontre, de quitter son chez soi.  Nous nous demandons comment ça va se passer, avec qui je vais être. Dépasser cette appréhension est une façon de dire au Christ « je veux Te suivre et je veux me quitter moi-même pour Te trouver et trouver mes frères ».
Lourdes est un de ces lieux où cela est rendu possible par la grâce de Dieu, par sa providence.
Je prie pour que ce soit accordé à nous tous et j’espère moi aussi pouvoir y aller jusqu’à aller rejoindre la Vierge Marie vraiment un jour…
Que Dieu nous accorde la chance et la joie d’aller à Lourdes.

Sylvie Flurin, Mgr Yves Le Saux, Camille Liget, père Philippe Chérel et Axelle de Feraudy
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Qui est saint Julien, que nous a-t-il transmis ?

Mardi 25 janvier 2022

Avec
Marie Pitette
Paul Isnard

L’importance de la fête de La Saint-Julien c’est la mémoire, la transmission. En fêtant saint Julien nous faisons mémoire du fait que nous avons reçu l’Évangile de quelqu’un qui venait d’ailleurs. Cet Évangile a été une source. D’où la tradition où saint Julien, de sa crosse à l’entrée de la ville ouvrent une source. Au-delà de savoir si l’événement est historique ou non, c’est la source du baptême dont il s’agit, la source vive, la source qui est le Christ.

Dans une autre page de sa vie saint Julien chasse un dragon, c’est du mal qui dont il débarrasse la région.

L’important c’est de savoir que nous ne sommes pas les premiers. Nous avons des traces des premiers chrétiens ici dans la région au début du 4e siècle, et peut-être qu’à la fin du troisième il y avait déjà des chrétiens. Il y a eu un premier évêque et c’est lui et la transmission que nous vénérons.

Il s’agit aussi de la succession des évêques au cours de l’histoire, des successeurs de saint Julien : saint Liboire et tous les autres. L’Évangile est transmis à travers la succession apostolique des évêques, au-delà des personnalités, les bonnes ou mauvaises, les sympathiques ou pas sympathiques. Nous recevons cette histoire. En célébrant saint Julien, nous nous posons la question de ce que nous avons reçu de ceux qui nous ont précédé. C’est une longue histoire au cours des siècles. Nous nous posons aussi la question de savoir ce que nous voulons transmettre : la mémoire des fondateurs. Les évêques fondateurs de notre diocèse et donc saint Julien, posent cette question : qu’avons-nous reçu d’eux ? Au cours des siècles, nous a été transmis la joie du salut, la joie de connaître le Christ.
Que voulons nous transmettre à ceux qui vont suivre, ceux qui viennent après nous ? Ce sont ces questions-là qui doivent traverser la fête.

Quand nous parlons de de l’Église, il s’agit de la communion des chrétiens aujourd’hui, ceux qui habitent la Sarthe mais bien au-delà, c’est l’Église universelle. C’est aussi la communion avec tous ceux qui nous ont précédés, et c’est même la communion avec ceux qui ne sont pas encore arrivés !

Il y a quelque chose du mystère de l’Eglise qui est eschatologique, qui englobe le temps et l’histoire. Fêter saint Julien c’est vouloir entrer dans cette continuité.

Nous faisons allusion à la ville du Mans. La cathédrale est un monument dans la ville et n’est pas simplement un bel agencement de pierres. Elle rappelle la transcendance inscrite en plein milieu d’une ville. L’histoire du blason n’est pas inintéressante : la ville a reconnu dans cette histoire son identité, même si elle est transformée au cours du temps. Nous évoquons tout cela modestement sans doute en fêtant saint Julien.

Je ne peux qu’inviter tous les chrétiens du diocèse à se réapproprier cette mémoire. Celle de saint Julien, de tous les autres évêques, mais aussi toute l’histoire de la sainteté, des prêtres, des laïcs, de la vie consacrée dans l’histoire de notre diocèse jusqu’à aujourd’hui.

 

Mgr Syméon de Domodiédovo, Mgr Yves Le Saux, Geneviève Honoré, Fabienne Jaunay et Axelle de Feraudy
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Semaine de l’unité des chrétiens
du 18 au 25 janvier 2022

Mardi 18 janvier 2022

Avec
Fabienne Jaunay
Geneviève Honoré
Mgr Syméon de Domodiédovo

       Que simplement ce partage commun ait lieu sans difficultés est un don de Dieu. Ça pourrait ne pas l’être et nous savons que dans certaines régions du monde ça ne l’est pas.
Penser l’Eglise c’est forcément désirer que nous communiions et qu’un jour nous soit accordée la communion plénière.
Ça ne peut être qu’un don de Dieu. Nous l’avons parfois blessé, chacun dans nos histoires diverses et variées, dans nos vies personnelles. L’origine est simple, c’est la prière du Seigneur. Qu’Il soit un comme nous sommes un.

Saint Augustin dit : « Quand je vois la charité, je vois la Trinité. »
Ce n’est pas simplement prendre une semaine pour prier pour l’unité, pour être gentils les uns avec les autres. C’est quelque chose de beaucoup plus fondamental. Il y a un enjeu majeur qui touche au mystère même de l’Eglise. Il est inconcevable de penser l’Eglise sans désirer cette communion et cette unité, sans y travailler, sans la chercher dans la vérité à travers nos histoires blessées.

Thérèse de l’Enfant Jésus disait : « Plus je m’approche de mes sœurs, plus je m’approche du Christ, plus je m’éloigne du Christ, plus je m’éloigne de mes sœurs. »
Nos divisions non encore travaillées sont liées à nos problèmes de conversion. Nous ne sommes pas encore assez proches de Lui et c’est dans le désir de Dieu, c’est dans l’attachement au Christ qu’est la clé. Là où tout est achevé c’est chez les martyrs. Combien dans nos pays, l’histoire a connu de protestants, de catholiques ou d’orthodoxes qui sont morts, qui ont donné leur vie au nom du Christ ?
Jean-Paul II disait : « Là l’œcuménisme est totalement achevé parce qu’ensemble nous avons voulu suivre le Christ jusqu’au don de notre vie. » Il y a un enjeu missionnaire.

Nous sommes dans un monde tenté par la violence en France dans une période d’élection présidentielle. Nous allons tout entendre, des méchancetés aussi. Nous avons le droit de ne pas être d’accord avec quelqu’un, mais nous n’avons jamais le droit d’insulter quelqu’un, quel qu’il soit.
Si nous pouvons grandir dans cet infini respect, et plus que le respect, l’amour, la charité, nous pouvons permettre peut-être de guérir quelque chose dans notre monde.
Une génération est entrée dans ce mouvement, a saisi l’enjeu. Parfois, nos plus jeunes générations sont moins sensibles. Il ne faut pas perdre le chemin déjà entamé par le Seigneur mais nous devons travailler avec ceux qui continuent, entre autres avec la génération qui vient devant nous.

Nous sommes là à cause de Lui, pour Lui, le Seigneur.
Prions cette semaine. La prière et le travail pour l’unité devraient avoir lieu toute l’année, et non pas être réduits à une semaine.
Cette semaine n’est là que pour nous rappeler ce qui doit être, ce qui doit traverser nos vies ecclésiales.

Mgr Syméon de Domodiédovo, Mgr Yves Le Saux, Geneviève Honoré, Fabienne Jaunay et Axelle de Feraudy
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Culture de vie : la vie, dès son premier instant, est à protéger

Mercredi 12 janvier 2022

Avec
Laetitia Poirrier 
Xavier Delaunay & Marie Roquebert-Delaunay
Docteur Vincent Flurin

On est fait pour la vie. D’abord c’est l’émerveillement face à toute vie, quelle que soit les conditions dans lesquelles elle apparaît ; cette capacité à s’émerveiller, à accueillir, avoir une bénédiction dans toute vie quelle que soit sa fragilité. 
Il y a un enjeu majeur aujourd’hui, je suis moi-même meurtri par le fait que beaucoup de nos contemporains pour x raisons ne savent plus forcément sociétalement, globalement ce qu’est un être humain. C’est ça la question et l’Eglise (pas seulement l’Eglise mais des tas d’hommes et de femmes) à la lumière de l’Ecriture, à la lumière de sa propre réflexion croit que toute vie est respectable, infiniment respectable depuis le premier instant jusqu’à son dernier moment, mais aussi dans toutes ses conditions.
Parce que cette culture de la vie s’applique bien sûr à la vie naissante ou la vie attendue, cette culture de vie s’applique aux personnes âgées qui sont ou pas âgées mais qui sont en fin de vie ; elle s’applique aussi à notre regard sur le voisin celui que je ne connais pas
, sur tous, et là, il y a un enjeu majeur.

Vous connaissez bien le contexte aujourd’hui entre autre autour de la question de l’avortement et les lois qui sont en phase d’être votées, je pense que beaucoup au fond n’ont pas les moyens du travail de compréhension de ce qu’est la vie.

Alors le vrai sujet c’est comment travailler à ce que l’ensemble de nos contemporains se réconcilient avec la fragilité humaine, avec leur propre misère, et ce qui me frappe dans les témoignages c’est que le rôle aussi de l’Eglise et de chacun de nous ce n’est pas simplement d’accueillir la vie mais c’est de remettre la vie là où il y eu la mort.C’est de donner la vie même là où des vies ont été brisées de différentes manière, et je pense que l’enjeu majeur c’est ce combat pour la vie, ce regard sur la vie qui doit habiter toute notre propre existence : Il est dans l’accueil des gens, il est dans le regard sur les gens, il est dans notre compréhension de ce qu’est l »‘être humain. et vous savez bien qu’aujourd’hui il n’y a pas un accord des penseurs sur ce qu’est une personne humaine.

Le danger, ce qui me blesse le plus aujourd’hui c’est quand la tentation que nous avons tous de prétendre nous définir c’est moi qui dit quand quelqu’un est viable ou pas viable, c’est moi qui décide quand quelqu’un est digne de vivre ou de ne pas vivre, digne d’être accueillis ou pas accueilli.

Vous savez Jésus est descendu des enfers, il a remonté l’humanité et donc la puissance de sa bonté – de sa miséricorde – de sa vie – va bien au delà de la misère humaine et même du péché des hommes et ça je le crois fondamentalement.

Quand on parle de la vie nous parlons aussi de la vie du Christ mort et ressuscité et de la vie éternelle.

Donc je voudrais qu’on ait une culture de vie mais qui englobe, qui a un regard global dans lequel nous devons entrer nous mêmes. Sur les enjeux éthiques ou sociétaux comment pouvons-nous faire réfléchir nos contemporains, dire aussi ce que nous pensons. Certains font le choix et c’est un moyen il est légitime de manifester mais je pense que l’enjeu va au delà, c’est comment je me comporte moi même dans ma vie quotidienne ?

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