Exposition itinérante
« Comme pèlerin au Saint-Sépulcre »
au Mans


Mieux comprendre l’Ordre du Saint-Sépulcre (2ème partie de l’article)

« De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil » (Marc 16,2)

A la différence de la plupart des sanctuaires visités lors d’un pèlerinage, la basilique du Saint-Sépulcre situé sur l’emplacement du jardin de la résurrection ne permet pas, aujourd’hui, de s’imaginer à quoi il pouvait ressembler.

Les objectifs de cette exposition

Rendre accessible et visible le Saint-Sépulcre au plus grand nombre de fidèles, renforcer leur prière pour la Terre Sainte, leur donner envie de partir en pèlerinage avec votre paroisse ou le diocèse : telles sont les ambitions de l’exposition « Comme pèlerin au Saint-Sépulcre » qui est proposée.

Une exposition gratuite

L’exposition se décline en 15 panneaux numérotés. Cette exposition est mise à votre disposition gratuitement. Elle a été pensée comme un outil d’introduction au mystère de la résurrection mais également comme une invitation à se faire proche de la Terre Sainte. Seront fournis avec l’exposition : des brochures de l’exposition, des bons d’abonnement à la revue ainsi que des magazines mis à disposition gratuitement.

Du 19 octobre au 1er novembre 2020 à Notre Dame de la Couture

Horaires d’ouverture : de 9 h 15 à 19 h 15
(présence d’un guide de 17 heures à 19 h 15)

Organisateurs :

  • Terre Sainte Magazine, unique revue chrétienne entièrement pensée et écrite depuis Jérusalem.
  • En partenariat avec l’Ordre du Saint-Sépulcre en France dont les membres sont des femmes et des hommes engagés à soutenir activement la Terre Sainte.

Qu’est-ce qu’est l’Ordre du Saint-Sépulcre

Réponse d’Edouard Petit, chevalier et responsable du groupe spirituel du Mans.

Quel est (sont) l’objectif / l’histoire / les actions concrètes de l’ordre du Saint-Sépulcre ?

L’Ordre du Saint-Sépulcre trouve sa source dans l’adoubement de chevalerie pratiqué depuis plusieurs siècles sur le tombeau du Christ. Au fil des temps, cet engagement s’est structuré, en lien avec les souverains pontifes. C’est avec la recréation du Patriarcat latin de Jérusalem en 1847 que les papes confient à l’Ordre sa mission actuelle : soutenir les communautés chrétiennes de Terre Sainte, ainsi que leurs œuvres caritatives, par l’aumône, le pèlerinage et la prière. L’engagement du chevalier est toujours le même : servir sans repos, dans la charité. Son soutien à la Terre Sainte prend trois formes principales : un soutien matériel, un soutien par la prière et un soutien direct des populations en accomplissant de pèlerinages sur place.

Quelle est la différence avec l’Ordre de Malte ?

Pour faire simple, l’Ordre de Malte à une mission unique – hospitalière – dans le monde entier. L’Ordre du Saint-Sépulcre a de multiples missions – sanitaire, sociale, éducative et religieuse – sur un seul territoire : La Palestine. Son action s’étend également à Chypre et à la Jordanie. Ces deux ordres sont tous les deux rattachés à l’Eglise Catholique. L’Ordre de Malte a cependant une autonomie propre avec son gouvernement. De son côté, l’Ordre du Saint-Sépulcre est placé sous l’autorité du Monseigneur Fernando Filoni, Cardinal Grand Maître, lui-même nommé par le Pape.

Les chrétiens de Terre Sainte qui sont-ils ? Comment évaluez-vous leur situation ?

En réunissant Israël et les territoires de l’Autorité Palestinienne, les chrétiens représentent 4 à 5 % de la population. Cette minorité qui est un trait d’union entre les différentes communautés se retrouve souvent entre « le marteau et l’enclume ». Elle cumule beaucoup d’handicaps avec le statut d’arabe en Israël et celui de minorité religieuse dans les territoires palestiniens. Certains d’entre eux, lassés par des injustices fréquentes, ont choisi de quitter la Terre Sainte refusant ainsi d’être des citoyens de seconde zone. La mission de l’Ordre du Saint-Sépulcre est aussi de maintenir ces communautés chrétiennes par la promotion des pèlerinages qui les font vivre.

Comment vous situez vous par rapport à l’Œuvre d’Orient ?

C’est le mot « complémentarité » qui me vient à l’esprit puisque nous ne serons jamais trop nombreux pour soutenir ceux qui vivent dans ces régions tourmentées !

Avez-vous des actions au Liban suite à l’explosion de cet été à Beyrouth ?

Beaucoup de chevaliers connaissent bien le pays du Cèdre et contribuent individuellement à l’aide internationale en faveur de leurs frères et sœurs libanais. Si une aide ponctuelle s’impose, l’Ordre du Saint-Sépulcre agit humblement et durablement là où il est attendu, c’est-à-dire en Terre Sainte. L’actualité, c’est aussi la crise sanitaire ! L’Ordre du Saint-Sépulcre en France a financé cette année l’acquisition de respirateurs artificiels destinés à l’unité Covid de l’Hôpital Saint-Joseph de Jérusalem-Est.

Quelle a été votre motivation pour vous engager dans l'Ordre ?

C’est à la fois le prolongement de mon engagement scout et une forte attirance pour le Proche-Orient. A 15 ans, je passais l’été chez des amis au Liban et j’ai pu ainsi découvrir cet orient fascinant et compliqué à la fois… Tous ceux qui vont en Terre Sainte savent bien qu’on en revient changé. Au-delà des lieux bibliques qui m’ont marqué lors de mes premiers pèlerinages, je reste impressionné par les « pierres vivantes ». Je pense à cette famille chrétienne de Bethleem qui survit en fabricant des chapelets en bois d’olivier. Elle m’avait reçu à sa table comme un roi. Je pense aussi à cette communauté de sœurs de Nazareth qui vit aussi très pauvrement dans l’esprit de Charles de Foucauld avec cette prière ardente et cet accueil pour tous ! Beaucoup de lieux et de personnes me rattachent aujourd’hui à la Terre Sainte. Je reste également très admiratif de la vigueur et de la foi des israéliens qui arrivent à tout faire pousser dans le désert, du fruit à l’usine high-tech.

Quels sont les critères pour rentrer dans l'Ordre ? Qu'attendez-vous des membres ?

Il faut être catholique, aimer l’Eglise et vouloir servir ses frères chrétiens de Terre Sainte. Concrètement, toutes les personnes intéressées peuvent présenter leur candidature mais, le plus souvent, les membres recrutent dans leurs paroisses, leurs mouvements d’Eglise ou leurs amis. Être chevalier ou dame de l’Ordre du Saint-Sépulcre suppose une volonté d’engagement ainsi que des dispositions spirituelles qui permettent de vivre et de cheminer dans cet engagement. Après plusieurs années de préparation, l’entrée dans l’Ordre est toujours marquée par le rituel de l’adoubement qui, avec le plat de l’épée, dans une église et au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, permet de devenir chevalier.

Quels sont vos projets à l'échelle du diocèse ?

Notre objectif est de constituer un groupe stable au sein du Diocèse du Mans. Aujourd’hui, les deux dames et les sept chevaliers qui composent le groupe spirituel du Mans sont désireux de faire connaître l’Ordre et de le développer. L’exposition sur la Basilique du Saint-Sépulcre qui se tiendra à Notre Dame de la Couture du 19 octobre au 1er novembre prochain nous permettra de présenter le lieu de la résurrection et les œuvres des Chevaliers. Tous les troisièmes vendredis du mois à 18 h 30 une messe pour la Terre Sainte est dite à Notre Dame de la Couture en présence des membres du groupe spirituel du Mans.

Pourquoi une reconstitution du Saint-Sépulcre à Notre Dame du Chêne ?

Nous avons, en effet, la chance d’avoir une reconstitution de la basilique du Saint-Sépulcre à Notre Dame du Chêne (Vion). En 1896, à l’occasion de la commémoration du 8ème centenaire du passage du pape Urbain II dans le Maine, des chrétiens sarthois, angevins et mayennais ont emporté en Terre Sainte une grande croix, et, après l’avoir portée sur les lieux de la Passion de Jésus, l’ont ramenée afin de la dresser près de la basilique Notre Dame du Chêne. En même temps, ils ont entrepris de réaliser une copie de l’édifice qui recouvre le Tombeau du Christ. Désormais, tous les vendredis saints, les chevaliers participent à l’Office de la Mise au Tombeau du Christ.

Pourquoi participez-vous à la procession de la Saint-Julien ?

Les chevaliers portent l’habit de chœurs et sont régulièrement intégrés aux processions. Dès son arrivée au Mans, Monseigneur Le Saux a souhaité mieux nous connaître puis nous a associé aux cérémonies diocésaines. Avec cette participation à la procession de la Saint-Julien, nous sommes heureux de pouvoir contribuer à cette belle et ancienne dévotion populaire. De la même manière, nous participons à la procession du 15 août à Notre-Dame à Paris ou celle de la Grand-Mère du Christ le 25 juillet à Sainte-Anne-d’Auray et, tout au long de l’année, sur la Via Dolorosa à Jérusalem…

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