Echo de la réunion publique du 17 nov 2021

300 personnes présentes à l’invitation de Mgr Le Saux à propos de la réception du rapport de la CIASE

Déroulement de la soirée :

Accueil – contexte historique et rappel d’un processus – rappel des grandes lignes du rapport – les nouveaux cas remontés, dans notre diocèse, depuis la sortie du rapport – présentation de propositions relevées des courriers reçus (pour répondre aux 3 questions de Mgr Le Saux) – Echange en petit groupe de 6 – remontée en grand groupe – présentation des travaux de l’Assemblée plénière de Lourdes – point sur la pièce de théâtre « Pardon ? » – prière commune.

Présentation par Isabelle Mandron (membre de l’équipe de travail) de propositions relevées dans les courriers reçus 

Rappel des questions posées par l’évêque

1. Quels ont été vos sentiments et vos réactions lors de la publication de ce rapport ?

2. L’avez-vous lu ? Qu’en retenez-vous ? Si vous ne souhaitez pas le lire,  pouvez-vous expliquer pourquoi ?

3.  Dans son rapport, la commission fait aux évêques une série de recommandations.
Et vous, quelles seraient vos propositions, vos préconisations, vos souhaits pour l’Église de demain ?

 
Il est encore possible d’écrire à l’adresse receptionrapportciase@sarthecatholique.fr pour répondre aux trois questions.
 

Attention le texte ci-dessous n’est pas un rapport exhaustif. Le travail de synthèse n’est pas terminé ; nous allons y insérer les questions remontées à l’issue des échanges en petit groupe.

       Aujourd’hui 17 novembre, au nom du comité de réception, je souhaite remercier pour tous les mails qui ont été reçus depuis quelques semaines.

Ce comité de lecture est composé de trois personnes appelées pour ce travail par le père Yves Le Saux, le père Grégoire Cador et Isabelle Sureau. Il est composé de deux femmes et un homme :

  • Corinne Assant,
  • Tanneguy Dugenet,
  • Isabelle Mandron,

A ce jour 44 hommes, 39 femmes et 5 couples ont répondu aux trois questions posées par Mgr Le Saux.

Parmi les femmes une religieuse a répondu.
Parmi les hommes, 5 prêtres (dont 3 ont répondu collectivement) et 3 diacres.
Trois groupes de chrétiens ont fait un travail collectif.
Le plus jeune a 26 ans, le plus âgé 86 ans pour ceux qui nous ont indiqué leur âge.
Deux sont issus d’un diocèse autres que le nôtre et 5 sont anonymes.

Les réponses proviennent aussi bien de paroissiens du Mans que du rural avec une majorité cependant de personnes issues des paroisses Mancelles. Des représentants de nombreuses sensibilités et de mouvements d’Eglise divers se sont exprimés. Toutes les personnes qui ont partagé ont lu, à de rares exceptions près, le rapport. La très grande majorité en a pris connaissance dans sa version résumée. Quelques-uns se sont informés à ce sujet par des articles de la presse (La Croix, La Vie).
La lecture des témoignages des victimes leur a paru essentiel bien que difficilement supportable.
Deux ou trois sur les 80 réponses contestent le mode de calcul et la réelle indépendance de la CIASE.
Le contenu des réponses va d’une demi-page à cinq pages.

Dans la plupart des cas les réponses sont nourries et développées. Elles sont écrites avec une vraie liberté d’expression, empreintes de vérité, de simplicité et de spontanéité.

Dans un grand nombre de réponses les personnes se sont exprimées au-delà des trois questions posées. Beaucoup expriment leur amour pour l’Eglise, certains s’en sont éloignés voir coupés.
On constate que la plupart se sentent concernés par les décisions à prendre pour l’avenir et veulent exercer pleinement leur responsabilité dans ce domaine. Colère, tristesse, grande peine, sont les mots les plus utilisés pour exprimer les sentiments et les réactions ressenties à la publication de ce rapport suivi par la honte : colère face au nombre de victimes et, stupeur face à l’ampleur des faits.
Viennent ensuite, l’horreur et le dégoût. Certains soulignent une communication de crise adaptée et saluent l’honnêteté et la démarche et des résultats, d’autres (peu nombreux) dénoncent un rapport partial et orienté avec une intention destructive vis-à-vis de l’Eglise. Une grande partie met en évidence les chiffres effarants de victimes mais beaucoup ne se disent pas si surpris que cela.

Cellule d’écoute interdiocésaine :
paroledevictimespaysdelaloire@gmail.com

Numéro vert Association « France Victimes »
01 41 83 42 17

Des chrétiens sont fiers de la démarche entreprise par l’Eglise et la trouvent courageuse mais tardive. Fatigue et découragement animent une partie des personnes qui se sont exprimées. Pitié et pensées pour les victimes apparaissent bien évidemment, accompagnées aussi, pour beaucoup, par une profonde tristesse ressentie pour les très nombreux prêtres qui n’ont rien à voir avec ces faits.
Les souhaits des uns et des autres pour l’avenir sont très variés et rejoignent ou non les recommandations de la CIASE ou les résolutions des évêques. Ils évoquent de nombreuses réformes à entreprendre dans les mentalités, les institutions et les modes de fonctionnement pour un retour à une pratique plus proche de l’Évangile. 
L’objet de notre rencontre de ce soir n’est pas de faire un listing exhaustif des réponses et des recommandations que ceux qui ont écrit ont bien voulu nous confier. ll aurait été fastidieux, prétentieux et même impossible de faire ici une synthèse des textes qui continuent de nous arriver et qui constituent peu à peu un matériau riche et divers sur lequel la réflexion pourra s’appuyer. Ce n’est d’ailleurs pas ce qui nous a été demandé, mais bien de collecter et de recenser les participations envoyées et adressées pour certaines de façon très personnelle à notre évêque.

Nous proposons toutefois quelques propositions recensées au cours de la lecture de ces courriers :
Révision du statut du prêtre, voire de la théologie du sacerdoce. Remise en question des moyens et lieux de formation pour le clergé pour sa meilleure intégration dans la société. Plus grande intégration des laïcs et notamment des femmes, dans la gouvernance de l’Eglise et dans la liturgie. Relecture de la gestion du pouvoir dans l’Eglise à la lumière des évangiles et de l’expérience des premières communautés chrétiennes. Remise en question d’un système jugé féodal et monarchique. Approfondissement et mise en place de l’idée des tisserands, proposée par le synode de 2019. Mise en place de relectures régulières de la vie des prêtres avec l’appui de laïcs compétents. Intégration, dans les instances diocésaines de concertation et de décisions, de davantage de personnes qui ne soient pas salariées du diocèse, mais présentes uniquement au nom de leur responsabilité baptismale. Collaboration accrue entre les instances judiciaires et le diocèse. Révision du droit canon en faveur des victimes.

Formation des évêques et des prêtres aux techniques de management développées dans le monde professionnel. Éducation de tous et notamment des enfants, à la vigilance et au devoir de dénonciation des comportements déviants. Ouvrir la possibilité d’ordination aux hommes mariés et aux femmes. Mise en place de temps ou de célébrations de repentance, dans le jeûne, les larmes et la prière. Dégager au maximum les prêtres des tâches administratives et matérielles qui pourraient être assumées par des laïcs compétents. Nous proposons avec notre évêque que le CDPE (Conseil Diocésain de Pastorale et d’Évangélisation), en lien avec les équipes synodales constituées lors du synode de 2019, continue la réflexion à partir des idées recensées dans les courriers, et celles que nous entendrons ce soir ;  Tout cela constitue un matériau à partir duquel nous pourrons travailler des propositions qui alimenteront et accompagneront la réflexion de notre évêque et de ses confrères,  L’objectif est aussi de déboucher sur des propositions concrètes au niveau de notre diocèse.

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