Dimanche de la santé

8 février 2026

Rendre visible les acteurs de la santé dans les communautés chrétiennes

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien… Que votre lumière brille devant les hommes : alors voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Mt 5, 13 et 16

Paradoxalement, cette injonction qui nous est faite « que votre lumière brille », me fait penser à la petite et fragile flamme du cierge pascal entrant dans un église plongée dans l’obscurité la nuit de Pâques ! Elle est minuscule, tremblante, vacillante, pourtant c’est par elle que, peu à peu, l’église s’illuminera de tous les cierges allumés de l’assemblée.
La lumière du Christ qui nous habite est le plus souvent à l’image de cette flamme : fragile, tremblotante, susceptible de s’éteindre au moindre souffle… Il nous arrive même de douter qu’elle nous habite, alors que c’est bien ce qui nous est dit « que votre lumière brille », maintenant, tout de suite !
Alors il nous revient avec humilité, de porter cette lumière de l’amour du Christ, il nous revient de la faire rayonner pour que chacun s’y réchauffe, y puise énergie et réconfort, douceur et tendresse, trouve son chemin… Quelle responsabilité !
Toutefois, il est question non pas d’être brillant mais de laisser briller, c’est autre chose. Il s’agit sans cesse de revenir à la source, pour y puiser la force de mettre en pratique l’amour du Christ pour chacun. C’est alors que même ce qui est obscurité en nous deviendra lumière de midi.

Chantal Lavoillotte, Extrait Liminaire du livret

Un dimanche de la santé, pour quoi ?

D‘année en année, la vocation du Dimanche de la Santé est vraiment de rendre visible les acteurs de la santé dans les communautés chrétiennes : l’ensemble des « soignants », (ils sont nombreux et leurs métiers sont variés !), les «  aidants », les visiteurs de malades, les équipes d‘aumônerie, les Blouses roses et autres associations laïques…, tous ceux qui œuvrent (parfois dans l’ombre) et qui sont tellement importants, tellement essentiels pour la prise en charge des personnes malades, âgées, handicapées.
Le dimanche de la Santé pourrait être l’occasion de faire témoigner tel ou tel, de solliciter l’une ou l’autre pour prendre en charge la prière universelle ou juste pour la lire, de constituer la procession des offrandes avec des soignants portant, entre autres, l’un ou l’autre objet symbole de son métier… Il n’y a pas forcément besoin de grande mise en œuvre. Le but recherché est non pas que ces personnes soient vues, mais pour que la communauté prenne conscience de leur nombre et de leur existence et prie pour eux ! Prie-t-on suffisamment pour ceux dont la fonction consiste à prendre soin ? Prie-t-on suffisamment pour les médecins, les chercheurs, tous ceux qui font avancer le soin? Les temps difficiles que nous traversons depuis quelques années, permettent de percevoir à la fois l’épuisement, le découragement et aussi l’engagement sans faille des « soignants » ! Ils méritent bien cette place spécifique dans nos communautés une fois par an…

Chantal Lavoillotte, Extrait du livret p. 6