Célébrer et faire mémoire de Saint-Julien

Nos amis de Paderborn nous ont déjà fait savoir qu’ils ne viendront pas fin janvier. Dans ce contexte sanitaire, il n’y aura pas de déploiement de la fête de Saint-Julien en dehors de la messe qui sera célébrée à la cathédrale dimanche 31 janvier à 10 h 30.

Mgr Le Saux fait la proposition cette année que nos communautés chrétiennes puissent s’approprier de manière nouvelle la fête de notre saint patron. Une équipe constituée de différents services réalise un petit « kit » avec des propositions concrètes pour célébrer Saint-Julien dans nos communautés le dimanche 31 janvier.

Retrouvez l’ensemble de ces propositions dans cet article.

Icône et buste de Saint-Julien

Importance et signification d’un saint patron

Père Benoît Pierre

Chaque année, le 27 janvier, nous célébrons la fête de Saint Julien, fondateur et saint patron de notre diocèse. Il a donné son nom à la cathédrale mais aussi à d’autres églises, à des établissements scolaires, à un village, à la fraternité qui porte le jumelage avec nos frères de Paderborn, à l’hospitalité diocésaine de Lourdes ou encore, plus récemment, à la maison diocésaine. Julien devient ainsi pour nous une figure familière que nous apprenons à connaître et à aimer. Nous lui sommes d’abord redevables d’avoir apporté et vécu la foi chrétienne dans notre région dès le 4ème siècle. Mais quelle est finalement l’importance d’un saint patron ? Quelle signification pouvons-nous donner aujourd’hui à cette tradition très ancienne dans l’Église ?

L’appel universel à la sainteté

Avant d’être un patron, il s’agit bien d’un saint qui rend pour nous concret l’appel à la sainteté : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Or cet appel se réalise toujours à travers des figures concrètes de croyants qui se sont engagés à la suite du Christ : « l’appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur état ou leur forme de vie ; dans la société terrestre elle-même, cette sainteté contribue à promouvoir plus d’humanité dans les conditions d’existence »1. C’est donc en contemplant des saints particuliers que nous découvrons le sens et l’importance de la sainteté que Dieu désire pour chacun de ses enfants.

            Cet appel n’est jamais entièrement personnel. De manière plus précise, il nous ouvre au mystère d’une double relation : la relation avec Dieu et la relation avec les autres. Or ces relations se développent et se prolongent au-delà des limites terrestres : « Tous ceux et toutes celles qui ont mis leur espérance dans le Christ et qui lui appartiennent par le baptême, qu’ils soient vivants ou décédés, font partie de la “communion des saints”. Parce que nous ne sommes qu’un seul corps dans le Christ, nous vivons dans une communion qui englobe le ciel et la terre »2. La vie chrétienne, qui suppose des choix personnels, n’est jamais une aventure individuelle mais toujours communautaire : « personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple »3. Saint Julien, en sa qualité de premier pasteur de notre diocèse, nous aide précisément à entrer dans ce mouvement de la foi qui nous rend frères les uns des autres.

Les saints mettent ainsi en lumière le chemin de conversion auquel nous sommes appelés et qui ne s’interrompt jamais : ils « manifestent de différentes manières la présence puissante et transformatrice du Ressuscité »4. Dans un contexte historique déterminé, avec ses qualités et ses charismes propres et aussi avec ses limites, confronté à des réalités humaines particulières, chaque saint se laisse saisir par la personne du Christ qui façonne le cœur des hommes et qui « fait tout contribuer à leur bien » (Rm 8, 28).

La dimension historique de la sainteté

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14). Selon une autre traduction de ce verset biblique, « il a planté sa tente au milieu de nous ». Dieu a choisi de s’impliquer lui-même dans l’histoire des hommes, c’est-à-dire dans l’histoire générale du salut et dans notre propre histoire. Cette implication réelle de Dieu se reconnaît, en particulier, à travers ces figures si diverses de sainteté qu’il ne cesse pas de susciter à toutes les époques et dans tous les contextes. Nous pensons ainsi à la pédagogie de la sainteté mise en œuvre par le pape Jean-Paul II qui eut le désir de proposer à tous les baptisés des exemples qui leur soient proches : « Je remercie le Seigneur, qui m’a permis de béatifier et de canoniser ces dernières années de nombreux chrétiens, et parmi eux beaucoup de laïcs qui se sont sanctifiés dans les conditions les plus ordinaires de la vie »5.

Le saint patron qui nous est donné nous encourage donc à apprivoiser l’histoire dont nous sommes les héritiers et à nous sentir encouragés sur ce même chemin de la vie chrétienne qu’il a emprunté avant nous. « Le saint patron nous insuffle quelque chose de sa personnalité. C’est bien pour cette raison que nous avons envie de mieux le connaître, d’assimiler son histoire et même – pourquoi pas ? – de nous approprier des miettes de ses talents. Il est un modèle proposé à notre propre imitation du Christ »6. Grâce à lui, nous comprenons mieux d’où nous venons et l’histoire de l’alliance avec Dieu devient plus concrète et plus sensible. Il ne s’agit pas simplement d’un moyen pédagogique mais surtout d’une expression privilégiée de la communion ecclésiale. Nous recevons la Bonne Nouvelle de ceux qui nous ont précédés et qui nous l’ont transmise afin que nous la transmettions à notre tour.

Parmi tous les saints, celui qui est désigné comme saint patron nous rejoint par sa proximité : à travers un lien géographique, un métier, une qualité morale… En l’occurrence, le saint patron du diocèse nous permet de mieux connaître et de comprendre l’histoire des lieux qui nous sont confiés aujourd’hui et l’histoire de l’Église qui est dans le Maine. « Il est salutaire de se souvenir des premiers chrétiens et de tant de frères au cours de l’histoire qui furent remplis de joie, pleins de courage, infatigables dans l’annonce, et capables d’une grande résistance active (…) Apprenons des saints qui nous ont précédés et qui ont affronté les difficultés propres à leur époque. À cette fin, je propose que nous nous attardions à retrouver quelques motivations qui nous aident à les imiter aujourd’hui »7.

Le saint patron diocésain est donc naturellement célébré par le diocèse tout entier. Cette fête liturgique implique également la belle et longue histoire du jumelage avec le diocèse frère de Paderborn. La réciproque est vraie avec la fête de Saint Liboire qui conduit chaque année une délégation sarthoise à se rendre en Allemagne. Ces échanges ecclésiaux, bien au-delà de simples relations courtoises et amicales, contribuent à révéler la fécondité du témoignage rendu en leur temps par nos saints patrons respectifs. Ces derniers nous rappellent enfin que toute sainteté procède de Dieu et de lui seul : « Appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein gracieux, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par la même, réellement saints »8.

 

  1. Concile Vatican II, constitution dogmatique sur l’Église Lumen gentium (21 novembre 1964), n. 40.
  2. Youcat, catéchisme de l’Église catholique pour les jeunes, Bayard-Cerf-Fleurus-Mame, 2011, n. 146.
  3. François, exhortation apostolique Gaudete et exsultate (19 mars 2018), n. 6.
  4. Benoît XVI, audience générale (13 avril 2011), place Saint-Pierre.
  5. Jean-Paul II, lettre apostolique Novo millenio ineunte (6 janvier 2001), n. 31.
  6. BRUGUÈS J.-L., conférence « À l’école des saints », Le Mans, 16 septembre 2017.
  7. François, exhortation apostolique post-synodale Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 263.
  8. Concile Vatican II, Lumen gentium, op. cit., n. 40.

 

Petite note historique sur saint Julien du Mans

Marie Pitette & Père Paul-Antoine Drouin

De saint Julien, nous ne connaissons que peu de choses en dehors de l’époque de sa venue en notre région. En effet, on peut dater de la première moitié du IVème siècle la destruction des temples païens tel que celui de Mars-Mullo à Allonnes, ce qui marquerait les débuts de la présence du christianisme en notre région.

Son origine

D’où Julien était-il originaire ? D’un pays du bassin méditerranéen de toute évidence, mais lequel ? La Turquie ? L’Egypte ? Ou encore la Syrie, comme saint Martial, un autre évangélisateur de la même époque ou son homonyme en langue arabe Mar Elian ? Vindunum (ancien nom de la ville du Mans) faisant partie de la Gaule lyonnaise, les premiers évangélisateurs ont naturellement suivi les chemins de commerce de cette province romaine.

De toute évidence, c’est empli de fougue missionnaire que Julien et ses amis Thuribe et Pavace arrivent au Mans vers la fin du IIIème ou au tout début du IVème siècle. On raconte que la situation politique de cette époque est plutôt tendue et que le saint évangélisateur trouve portes closes. C’est dans ce contexte que prend racine le premier miracle attribué à Julien qui aurait fait jaillir de l’eau d’un rocher auprès de nos murailles antiques que nous pouvons toujours admirer.

Le miracle de la fontaine

Aujourd’hui, en se promenant place de l’Éperon au Mans, on trouve trace d’une source postérieure en contrebas d’une volée de marches. Un bas-relief a été apposé à cet endroit. La sculpture représente saint Julien frappant le sol avec sa crosse épiscopale et une jeune femme agenouillée avec un vase pour y recueillir l’eau. La fontaine d’origine devait plutôt se situer au pied de la muraille avant d’être canalisée vers le site actuel de la place de l’Éperon au cours du XVIème siècle. De même, une tapisserie de la fin du XVème siècle conservée à la cathédrale, illustre le miracle. Et c’est bien logiquement que l’actuel logo du diocèse du Mans porte la marque et le symbole de ce geste fondateur. Julien et
ses amis auraient témoigné de leur foi en Jésus Christ au Mans et ses alentours durant, dit-on, « 47 ans, 3 mois et 10 jours ».

Icône de saint Julien, écrite par le Père Antoine Gélineau

Le songe du Defensor

La tradition orale nous apprend d’autres épisodes de la vie de Julien dont un certain nombre sont géographiquement situés du côté de Poncé-sur-Loir ou bien encore près de Neuvy-en-Champagne dans le hameau de Saint-Julien-le-Pauvre. Notons son amitié avec le Defensor – c’est-à-dire le gouverneur romain de la ville du Mans – qu’il aurait baptisé ainsi que toute sa famille avant d’évangéliser l’ensemble du Maine et de détruire les temples païens. Alors que saint Julien, après de longues années d’apostolat, décide de quitter la ville de Vindunum et de se retirer dans un endroit paisible pour mourir, son ami le Defensor vient le saluer une dernière fois et lui demande de lui envoyer un signe lorsqu’il sera mort. Julien lui annonce qu’il le verra alors apparaître en songe, entouré de trois diacres portant chacun un chandelier. C’est ce « songe du Defensor » qui permettra de composer le multiséculaire blason de la ville du Mans flanqué des chandeliers.

Une basilique funéraire

Le lieu de la mort de Julien transmis par la tradition orale se situerait dans le village de Saint-Marceau, à quelques kilomètres au nord du Mans. Vous pouvez y visiter une chapelle ornée de beaux vitraux. Son corps fut ramené dans le cimetière extra-muros des bords de la Sarthe avant qu’une petite basilique funéraire soit bâtie et dont les vestiges du IVème siècle sont encore visibles dans l’actuelle crypte de l’église Notre Dame du Pré. En 616, Saint Bertrand alors évêque du Mans mentionne cette chapelle dans son testament. Le corps de Julien y restera jusqu’au IXème siècle avant d’être transféré à l’intérieur des murailles de la ville, à la cathédrale, dans le but d’être protégé des invasions normandes.

Aujourd’hui, deux villages du sud de l’Italie et de la Sicile sont sous la protection de saint Julien du Mans. Il est fêté le 27 janvier.

Julien détruisant les temples païens, fresque Poncé-sur-Loir
Julien détruisant les temples païens, fresque Poncé-sur-Loir

Propositions liturgiques pour la solennité de saint Julien

Fabienne Viala

Procession d’entrée

Si la paroisse a acheté l’icône de St Julien, celle-ci pourra être portée dans la procession d’entrée. Une place dans le chœur lui aura été préparée, par exemple sur un chevalet auprès duquel un bouquet de fleurs aura été déposé. Attention l’icône ne doit pas cacher l’autel.

Trois personnes peuvent porter trois torches. Dans ce cas, il est souhaitable, avant le début de la célébration, de rappeler à l’assemblée que selon la tradition, Saint-Julien aurait promis qu’on apprendrait sa mort en voyant en songe trois diacres portant trois torches (voir la page comportant la note historique). Si l’icône est portée dans la procession, les torches la précèdent. Elles pourront, si cela est possible, être déposées autour de l’icône.

Chants d’entrée

  • Julien dans ce pays
    T : P. Gauffriau – M : J. Berthier
  • Dieu nous te louons
    W1 – T : J.Fallaix – M : R.Marthouret
  • Peuple de Dieu cité de l’Emmanuel
    K128 – T et M : JP. Lécot – couplets 4, 5 et 6

Prière universelle

Refrain (voir partition ci-après)

Esprit de Dieu intercède pour nous
viens au secours de notre faiblesse.

  • Seigneur, nous te bénissons pour l’Évangile que saint Julien est venu nous annoncer il y a 17 siècles. Envoie ton Esprit de discernement et d’écoute sur les paroisses de notre diocèse. Que nous soyons disponibles pour accueillir et annoncer ta Bonne Nouvelle.

 

  • Seigneur, nous te bénissons pour les 38 catéchumènes qui cheminent vers le sacrement du baptême. Envoie sur eux ton Esprit de vérité pour qu’à l’image de saint Julien ils puissent conformer leur vie à ta volonté et te reconnaître comme unique source d’eau vive.

 

  • Seigneur, nous te bénissons pour les hommes et les femmes qui t’ont consacré leur vie. Envoie ton Esprit de fidélité. Éveille en nous des vocations au sacerdoce et à la vie religieuse pour notre diocèse. Brise nos craintes, enflamme nos cœurs, rends-nous attentifs aux appels du Père.

 

  • Seigneur, nous te bénissons pour toutes les actions de fraternité, de paix et de justice dans le monde entier. Envoie ton esprit de sagesse pour que chacun travaille à plus de charité entre les personnes et les nations et au respect de notre maison commune.

 

  • Seigneur, nous te bénissons pour le pacte d’éternelle fraternité qui lie notre diocèse avec celui de Paderborn. Envoie ton Esprit d’amour. Que ce jumelage soit ferment de paix et d’espérance pour l’Europe.

Chants de communion

  • En mémoire du Seigneur
    D304-1 – T : D. Rimaud – M : J. Gélineau
  • La sagesse a dressé une table
    L631 – T et M : A. Gouzes
  • Recevez le Christ
    P et M : Communauté de l’Emmanuel

Chants de sortie

  • Julien dans ce pays
    T : P. Gauffriau – M : J. Berthier
  • Les saintes et les saintes de Dieu
    P et M : Communauté de l’Emmanuel

Oraisons, préface et bénédiction pour la solennité de saint Julien

Propre du diocèse du Mans

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant,
tu as voulu que Saint Julien
apporte la lumière de l’Évangile
à ceux qui nous ont précédés ;

Puisque nous tenons de lui le nom de chrétiens,
fais que nous conformions toute notre vie
à la foi de notre cœur.

Par Jésus Christ, ton Fils unique,
notre Seigneur et notre Dieu
qui règne avec toi et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.

R/. Amen.

Préface eucharistique

Vraiment,
il est juste et bon de te rendre gloire,
de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,
à toi, Père très saint,
Dieu éternel et tout-puissant.

Car tu as donné comme docteur
à notre Église l’évêque saint Julien :
il nous a fait sortir des ténèbres de l’ignorance
et nous sommes devenus fils de la lumière éternelle.

Ce qu’il enseignait par sa parole,
il le prêchait aussi par l’exemple :
sa vie a resplendi d’éminentes vertus,
et des miracles ont manifesté sa gloire.

En nous réjouissant aujourd’hui de sa protection,
nous reconnaissons la grâce
que tu as répandue sur nous
par le Christ, notre Seigneur.

C’est par lui que les anges assemblés devant toi
adorent ta sainteté ;
Laisse donc nos voix se joindre à leur louange
pour chanter et proclamer :

            SAINT, SAINT, SAINT…

Prière sur les offrandes

Nous t’en prions, Seigneur,
jette un regard favorable
sur nos offrandes :

Par les mérites de saint Julien,
délivre-nous de tous nos péchés.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

R/. Amen

Prière après la communion

Nourris de tes divins sacrements
nous te prions, Seigneur :
Par les mérites du grand évêque Saint Julien,
ouvre nos cœurs à la lumière de ta parole.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.

Bénédiction finale

Dieu a fondé votre foi sur le témoignage des Apôtres :
à la prière de saint Julien
qu’il vous bénisse et vous garde en sa grâce.
R/. Amen.

Il a fait que son témoignage ne s’est pas perdu
et que son exemple vous touche,
devenez, avec son aide,
les témoins de la vérité en ce temps.
R/. Amen.

Votre foi tient son assurance de sa foi,
que votre prière obtienne de sa prière
les biens du ciel qu’il a déjà reçus.
R/. Amen.

Que Dieu tout-puissant vous bénisse,
le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
R/. Amen.

Prière à saint Julien pour les vocations

Mgr Yves Le Saux

Seigneur Jésus, tu as été saisi de compassion
devant les foules sans berger.
tu nous invites à prier le Maître de la moisson
afin qu’il envoie des ouvriers pour la moisson.

Seigneur, donne-nous les prêtres
dont nous avons besoin dans notre diocèse.
Seigneur, donne-nous les religieux, religieuses et consacrés
dont nous avons besoin dans notre diocèse.

Seigneur, donne-nous des missionnaires et des évangélisateurs
dans nos familles pour le service de notre diocèse.

Nous te le demandons par l’intercession
des saints et des saintes,
laïcs, prêtres et consacrés qui nous ont précédés.

Saint Julien, premier évêque du Mans, prie pour nous.
Amen

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